Un fort « cousinage » en matière d’immobilier

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En matière d’immobilier, un fort « cousinage », comme on dit là-bas, se met en place entre la Lorraine et le Québec, plus précisément entre Nancy et Montréal. C’est la raison pour laquelle Maître Yves Joli-Coeur, avocat québécois spécialisé dans le droit de la copropriété et les affaires immobilières, était tout récemment à Nancy pour faire la promotion du salon de l’immobilier et de la copropriété qui se tiendra du 13 au 15 novembre au palais des congrès de Montréal.

Pour vanter les mérites de l’immobilier au Québec, il était entouré de Jean-Loup Taieb, architecte et organisateur du salon de la copropriété de Paris, et du Nancéien Jean-Marc Welsch, concepteur de logiciels dédiés à l’immobilier, ancien patron de la société Crypto.

Ces trois spécialistes sont associés au sein du cercle immobilier France-Québec, dont le double siège est installé à Nancy et Montréal, et qui oeuvre dans les échanges bilatéraux autour de l’immobilier.

Pourquoi jeter un pont transatlantique entre l’immobilier québécois et français ? Tout simplement parce que les professionnels des deux pays sont complémentaires et peuvent s’enrichir mutuellement. Selon Jean-Marc Welsch, les Québécois sont en pointe en matière d’isolation, hiver canadien oblige, et de nouvelles technologies. Tandis que les Français seraient plus en avance en matière de « développement durable » appliqué à l’immobilier. Et comme le « développement durable » constitue justement le thème du salon de Montréal…

Voyage d’étude

Les accords de mobilité professionnelle signés entre les deux pays permettent désormais aux professionnels de travailler ensemble. Selon Yves Joli-Coeur, les Québécois auraient, par exemple, beaucoup de choses à apprendre de la part de nos syndics, une profession non réglementée dans la Belle Province. Si les syndics français ont un rôle à jouer à Montréal, ils ne sont pas les seuls. Le Québec manque de maçons et, plus généralement, de main d’oeuvre qualifiée dans le bâtiment. Ce n’est pas un hasard si le cercle immobilier France-Québec met actuellement sur pied un voyage d’étude à Montréal, pendant le salon, qui devrait réunir 150 professionnels français, pour des échanges avec autant de Québécois.

L’immobilier, au Québec, peut, au-delà des cercles professionnels, intéresser les investisseurs. Le marché immobilier, chez nos cousins, a échappé à la crise. Les prix sont restés sages. « Il n’y a pas eu de bulle spéculative », affirme Yves Joli-Coeur. Les rendements locatifs (7 à 10%) font rêver. Le droit des locataires est plus restrictif qu’en France. A ces atouts, il convient de prendre en compte un euro fort (1,6 dollar canadien). C’est le moment d’acheter… à Montréal, Québec, sur le mont Tremblant ou au bord du fleuve Saint-Laurent ! Avec 150.000 euros, on peut trouver une maison ou un appartement confortable au coeur de Montréal.

Pas plus cher qu’à Vandoeuvre-lès-Nancy. Dérisoire si l’on compare à Paris. « Pour les Français, il y a des aubaines », affirme Me Joli-Coeur. « Le marché est très stable. Le Canada bénéficie d’un système bancaire à toute épreuve. Pas de subprimes chez nous ! Le marché n’est pas spéculatif. Nous avons enregistré un ralentissement des transactions mais pas de baisse des prix ». Autant d’arguments alléchants pour peu qu’on soit prêt à investir aussi dans une bonne paire de moufles et dans une moto-neige.

source :  Est républicain – édition dimanche 28 juin 2009 par Ludovic Bassand.

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